19.2.09

Redécouvrir de la belle musique

Il y a certaines tounes comme ça que l'on écoute beaucoup à un moment donné dans sa vie, puis qu'on arrête d'écouter pour des raisons obscures.

J'ai ré-écouté le quatuor à cordes et le trio pour piano, violon et cello de Ravel, que je n'avais pas écoutés depuis un bon deux ans. Crime que cette musique là vient me chercher. C'est dommage, parce que c'est outrageusement difficile à jouer déjà s'il n'y avait que sa partie à jouer, encore davantage parce qu'il faut être en phase avec les 2 ou 3 autres. C'est plein de syncopes, d'harmoniques, de pizz, mais surtout de beaux thèmes, certains plus énergiques, mais c'est surtout les mélodies lyriques qui restent en tête.

S'il n'était pas trop tard, je prendrais mon cello "dret là". Mais bon, comme je ne veut pas déranger l'order public de mon 4-logements, j'écoute les suites de Bach à 25% pour mon système de son... ça compense un peu.

14.2.09

Se faire coiffer

Je l'admets j'ai un faible pour me faire coiffer, aussi féminin cette activité en a-t-elle l'air.

Quoi de mieux pour stimuler des endorphines que de se faire masser la tête (par une personne idéalement du sexe féminin et idéalement d'un âge similaire au mien... dans le cas contraire, fermer les yeux et penser que c'est le cas est une alternative généralement suffisante) énergiquement. Après ça, les lunettes en dessous de la toge, des discussions la plupart du temps anodines sur l'actualité, l'histoire, le beau ou le mauvais temps (les anglais diront du gossip, un des mots anglais difficile à bien traduire) sans voir ce qui se passe; avec une fois de temps en temps un occasionnel ordre de bouger la tête d'une façon ou d'une autre.

Finalement, un sentiment de se sentir plus attrayant qu'au lever du jour, ce qui ne peut qu'élever l'estime de soi. Puis l'estime de soi, c'est ben le fun quand ça monte...

4.2.09

Faire de la musique à nouveau!

J'ai rejoué du violoncelle avec un ami pour la première fois en plus de 6 mois... parce qu'on joue en concert demain. Dernière minute? De quoi vous parlez?

Autant mes pratiques des dernières semaines n'étaient que de vaines tentatives de dérouiiler mes articulations digitales, autant dimanche j'ai joué sans douleur et sans heurts pendant 2 heures et demi!! On faisait de la musique! À chaque fois que je refais des petits projets, ça me revient, combien ça fait oublier tout le reste la musique, combien je trippe à fond... En jouant, j'oubliais mes remises en question, ma fatigue, mes patients, je joue de la musique, je crée une émotion, c'est superbement métaphysique et impossible à rationnaliser!

On a découvert une pièce sublimement cool à jouer. Suite pour violoncelle et piano jazz de Claude Bolling. On l'a lu; première lecture; paf! Music was there. J'ai foutument de la chance qu'avec mon anémique taux de violoncelle depuis (tousse tousse que la voisine d'en haut a fait une plainte tousse tousse) le début de ma résidence, j'en sois arrivé là.

Demain, je vais être sur une scène à donner de la musique avec un bon ami. Je ne crois pas être plus à ma place dans ma vie que dans ce contexte-là. Puis je vais sortir de la soirée en revenant avec le même maudit dilemme...

et si j'avais choisi la musique au lieu de la médecine?

Ça serait quand même le fun de pouvoir faire un petit saut dans un monde parallèle quelques années après une décision cruciale de notre vie; juste pour savoir comment notre vie aurait été.

Ah non, c'est vrai, ils ont déjà fait un film avec ça... Butterfly Effect; c'est un bon film, mais il me semble que ça ne finit pas super bien...
J'avoue que la vie ne serait pas ce qu'elle est; c'est-à-dire une succession de choix... ils parlent de ça dans la Matrice aussi, il me semble. Puis je gage qu'il y a plein de philosophes qui y ont pensé aussi...

OK, j'ai dévié de mon sujet principal là. Quand je ferai le show avec ma famille qu'on veut monter pour le pur plaisir de la chose, je vous annoncerai ça d'avance!

3.2.09

Dormir

Crime que c'est le fun.

Préférablement en position couchée, par exemple, parce que dans la position assise, ça peut vouloir dire plusieurs choses pas toutes très bonnes.
Soit 1) tu ne dors pas assez, alors ton corps te fais un message plus ou moins subtil. C'est une cause heureusement réversible par le sommeil, dans la position assise ou la position couchée, selon la préférence, le taux d'épuisement et la disponibilité d'une surface plane suffisamment confortable (notez aussi que le confort requis est inversement proportionnel au manque de sommeil)
Soit 2) tu fais de l'apnée du sommeil ou de l'insuffisance cardiaque gauche. Malheureusement, c'est plus difficile à renverser.

Après mes 13 jours en ligne de travail, je rentrais dans la catégorie 1).
Je vais essayer que ça ne recommence pas; parce que ça fait dire puis penser des affaires auxquelles on ne devrait pas pensesr, commes certaines expressions populaires orthographiquement peu élégantes du genre : "Jvas toute crisser là!" ou "Chtoul temps poche!".

Ah, la résidence, on aime ça, mais pas mal moins quand on entre dans la catégorie 1).