Après un autre 72 heures d'obstétrique, je confirme que c'est ce qui me fait le plus plaisir à faire depuis le début d ema résidence, même avec un déficit de sommeil.
Confirmation cet automne où je vais en faire 4 mois en ligne.
6.7.09
26.6.09
Ne pas vivre le deuil mondial
C'est drôle, aujourd'hui Michael Jackson est mort, mais... je ne sais pas trop pourquoi je m'en fous pas mal.
Peut-être parce que je n'ai jamais délibérément mis une toune de Michael Jackson pour l'écouter.
Peut-être parce que je pense que c'est mieux pour les enfants de la Californie... ... ouais probablement plus pour ça.
Peut-être parce que je n'ai jamais délibérément mis une toune de Michael Jackson pour l'écouter.
Peut-être parce que je pense que c'est mieux pour les enfants de la Californie... ... ouais probablement plus pour ça.
20.6.09
Ne jamais avoir été aussi en colère contre un gouvernement
Ce soir, j'ai eu la chance d'écouter la dernière heure de l'émission Macadam Tribus à la radio de Radio-Canada. Ça faisait douze ans que ça jouait. Tribune de toutes les folies et de toutes les absurdités, l'émission animée par Jacques Bertrand d'une main de maître a passé au couperet du gouvernement, parce qu'elle était intelligente, épicée, mais non rentable.
Tout comme Gregory Charles et l'émission de Patrick Masbourian, Vous êtes ici, qui même si elle était plus jeune, représentait cette autre radio.
Cette radio qui est mordante et qui fait réfléchir. Celle qui fait découvrir des musiques éclectiques, qui n'a pas peur d'exprimer son opinion tout en allant chercher celle des autres, qui sait rire d'elle-même et qui, au bout du compte, forme des esprits critiques et ouverts. Celle qui fait différent de toutes les autres radios commerciales qui ne font que jouer démogogie et superficialités.
Harper lui, ne voit là-dedans que pacotilles et perte monétaire.
Mais ça ne s'arrête pas là. J'allais tout de même ce soir écrire ce message, j'en ai pris la décision dans l'automobile tout à l'heure, mais là, le gouvernement a dépassé les bornes. Moi qui suit déjà acerbe envers les politiques de droite; là je ne me suis jamais senti aussi près du fascisme pur et dur. Lisez bien cela...
À la fin de cette dernière heure de cette dernière émission, que je trouvait prématurée, il me semble qu'il restait au moins 5 bonnes minutes avant l'heure (parce qu'il n'y a pas encore de pub à la Radio-Canada... donc l'émission devait se terminer presque à l'heure tapante pour les informations), un petit indicatif baroque et fleuri. Je me dis; ah, un calembours final pour puncher fort; c'est vraiment leur genre. Cependant c'est la voix d'un autre annonceur, celui qui annonce les messages de partis politiques lors de campagnes électorales.
Un discours officiel du (dés)Honorable Christian Paradis, ministre conservateur qui représente le Québec, qui nous fait un dégobillage de langue de bois sur le plan des conservateurs pour passer la crise économique et qui dit qu'il investit massivement dans les infrastructures canadiennes pour faire mousser l'emploi. Encore pire (vraiment, je ne le crois toujours pas), il parle de la réforme de l'aide sociale!!! Et de comment le gouvernement va faire une réforme équitable et je-ne-sais-trop-quelle-sornette-encore pour que même si les gens perdent leur emploi à cause de la crise, ils ne soient pas démunis trop longtemps. Vraiment, j'ai espéré jusqu'à la fin que ce ne soit que l'apothéose d'une blague macadamienne...
...sauf que c'était bel et bien le ministre qui parlait. Lorsqu'il eût fini, le petit indicatif baroque et fleuri a repris pour se terminer.
"Rassurez-vous, tout va bien; on coupe votre émission pour sauver vos jobs. On donne 5 milliards à GM; il faut bien ramasser nos cennes noires quelque part. Puis on vous fait croire que votre chômage va être plus safe, comme ça quand vous allez être pognés chez vous à écouter la radio, ben vous aurez une autre chaîne privatisée qui vous lance des absurdités avec notre propagande en plus!"
Tout comme Gregory Charles et l'émission de Patrick Masbourian, Vous êtes ici, qui même si elle était plus jeune, représentait cette autre radio.
Cette radio qui est mordante et qui fait réfléchir. Celle qui fait découvrir des musiques éclectiques, qui n'a pas peur d'exprimer son opinion tout en allant chercher celle des autres, qui sait rire d'elle-même et qui, au bout du compte, forme des esprits critiques et ouverts. Celle qui fait différent de toutes les autres radios commerciales qui ne font que jouer démogogie et superficialités.
Harper lui, ne voit là-dedans que pacotilles et perte monétaire.
Mais ça ne s'arrête pas là. J'allais tout de même ce soir écrire ce message, j'en ai pris la décision dans l'automobile tout à l'heure, mais là, le gouvernement a dépassé les bornes. Moi qui suit déjà acerbe envers les politiques de droite; là je ne me suis jamais senti aussi près du fascisme pur et dur. Lisez bien cela...
À la fin de cette dernière heure de cette dernière émission, que je trouvait prématurée, il me semble qu'il restait au moins 5 bonnes minutes avant l'heure (parce qu'il n'y a pas encore de pub à la Radio-Canada... donc l'émission devait se terminer presque à l'heure tapante pour les informations), un petit indicatif baroque et fleuri. Je me dis; ah, un calembours final pour puncher fort; c'est vraiment leur genre. Cependant c'est la voix d'un autre annonceur, celui qui annonce les messages de partis politiques lors de campagnes électorales.
Un discours officiel du (dés)Honorable Christian Paradis, ministre conservateur qui représente le Québec, qui nous fait un dégobillage de langue de bois sur le plan des conservateurs pour passer la crise économique et qui dit qu'il investit massivement dans les infrastructures canadiennes pour faire mousser l'emploi. Encore pire (vraiment, je ne le crois toujours pas), il parle de la réforme de l'aide sociale!!! Et de comment le gouvernement va faire une réforme équitable et je-ne-sais-trop-quelle-sornette-encore pour que même si les gens perdent leur emploi à cause de la crise, ils ne soient pas démunis trop longtemps. Vraiment, j'ai espéré jusqu'à la fin que ce ne soit que l'apothéose d'une blague macadamienne...
...sauf que c'était bel et bien le ministre qui parlait. Lorsqu'il eût fini, le petit indicatif baroque et fleuri a repris pour se terminer.
"Rassurez-vous, tout va bien; on coupe votre émission pour sauver vos jobs. On donne 5 milliards à GM; il faut bien ramasser nos cennes noires quelque part. Puis on vous fait croire que votre chômage va être plus safe, comme ça quand vous allez être pognés chez vous à écouter la radio, ben vous aurez une autre chaîne privatisée qui vous lance des absurdités avec notre propagande en plus!"
19.6.09
Quelle annonce de m**** prise 3
M**** dans un autre sens cette fois-ci...
Merci à un ancien Génies en Herbeux pour cette délicieuse trouvaille...
http://www.youtube.com/watch?v=crfGXmxJ1vM
Merci à un ancien Génies en Herbeux pour cette délicieuse trouvaille...
http://www.youtube.com/watch?v=crfGXmxJ1vM
16.6.09
Joindre l'utile à l'agréable
Aller en vélo manger du doré sur une terrasse, tout en étudiant entre les services, suivi d'un gâteau au fromage, puis compléter la demi-heure d'exercice physique de la journée en faisant un détour par le guichet, toujours en vélo.
La cerise sur le sundae:
une jeune et jolie serveuse, souriante, qui rit à l'humour moyen du client que je suis.
(Oui, je sais, je suis naïf et hypostimulé en la matière... ça s'appelle la thérapie d'exposition progressive, bon... puis, il faut apprécier ces petits bonheurs de la vie... c'est ça qui nous garde en santé...)
La cerise sur le sundae:
une jeune et jolie serveuse, souriante, qui rit à l'humour moyen du client que je suis.
(Oui, je sais, je suis naïf et hypostimulé en la matière... ça s'appelle la thérapie d'exposition progressive, bon... puis, il faut apprécier ces petits bonheurs de la vie... c'est ça qui nous garde en santé...)
9.6.09
Se retrouver
Newfoundland.
C'est quand même poétique comme nom de province, vous trouvez pas? Je trouve que c'est mieux que juste Terre-Neuve.
L'adjectif "found", ne veut pas seulement dire nouvelle, mais bien "trouvée". C'est une appropriation beaucoup plus complète.
Quand une série de réunions dans une ville une heure et demie plus tard dans les Maritimes s'annonce, à première vue, ce n'est pas très invitant. Pourtant, j'en reviens et force est d'admettre que : je m'en ennuie !!
I've "found" une nouvelle fois que côtoyer des gens du matin au soir, j'adore ça, surtout les gens de qualité que je rencontre lors de ce type de réunion, i.e. des médecins de famille des plus dévoués du Canada. De retour dans mon petit (bon, il est grand, mais tout endroit où je suis seul me semblera petit j'imagine...) trois et demi, après seulement une journée, ma solitude m'accueille à nouveau.
Aujourd'hui, j'ai eu une rencontre avec un patient qui m'a chamboulé, mais cette fois, du bon sens. En fait, je n'étais qu'observateur à la conversation. Il trouvait sa vie plate et d'un désintérêt grandissant, de plus en plus depuis le début de l'année... ce qui aurait pu vouloir dire bien des choses. Puis, il s'est mis à nous compter sa vie passée.
Soudainement, son visage s'est allumé, il s'est mis à nous conter avec passion toutes les petits détails d'un long voyage d'adolescence passé en compagnie de sa femme, maintenant la mère de ses grands enfants, dans les auberges et les vignobles d'Europe et jusqu'en Afrique du Nord. Plus la consultation avançait, plus il se remémorait les événements et répétait combien il était heureux durant ce temps et qu'il aurait toujours voulu y rester. Chaque arrêt du voyage était compté avec une saveur particulière et un vocabulaire riche et choisi; on aurait dit que j'écoutais une leccture d'un roman de l'époque réaliste. Tout ça raconté de façon tellement vraie, profonde, on dirait qu'il respirait à nouveau. J'avais devant moi une carte du monde dans ma tête et je le suivais au gré de ses dires.
Honnêtement, j'ai failli pleurer de joie à la fin de l'entrevue tellement il venait de réaliser quelque chose d'important dans sa vie, tellement j'étais content que ce monsieur, simplement en nous racontant son histoire, se rende compte où il en était maintenant rendu. Ma superviseure m'a dit, après que le patient nous ait quitté, que nous venions d'assister à quelque chose d'exceptionnel, mais elle n'avait pas besoin de le souligner, je le sentais.
Il venait de se retrouver.
Je suis allé manger, plein d'espoir de pouvoir raconter un jour, mes propres périples, à commencer par cette fin de semaine bien entourée à St-John's entre deux meetings, un homard et une danse au son de la musique traditionnelle des Maritimes.
C'est quand même poétique comme nom de province, vous trouvez pas? Je trouve que c'est mieux que juste Terre-Neuve.
L'adjectif "found", ne veut pas seulement dire nouvelle, mais bien "trouvée". C'est une appropriation beaucoup plus complète.
Quand une série de réunions dans une ville une heure et demie plus tard dans les Maritimes s'annonce, à première vue, ce n'est pas très invitant. Pourtant, j'en reviens et force est d'admettre que : je m'en ennuie !!
I've "found" une nouvelle fois que côtoyer des gens du matin au soir, j'adore ça, surtout les gens de qualité que je rencontre lors de ce type de réunion, i.e. des médecins de famille des plus dévoués du Canada. De retour dans mon petit (bon, il est grand, mais tout endroit où je suis seul me semblera petit j'imagine...) trois et demi, après seulement une journée, ma solitude m'accueille à nouveau.
Aujourd'hui, j'ai eu une rencontre avec un patient qui m'a chamboulé, mais cette fois, du bon sens. En fait, je n'étais qu'observateur à la conversation. Il trouvait sa vie plate et d'un désintérêt grandissant, de plus en plus depuis le début de l'année... ce qui aurait pu vouloir dire bien des choses. Puis, il s'est mis à nous compter sa vie passée.
Soudainement, son visage s'est allumé, il s'est mis à nous conter avec passion toutes les petits détails d'un long voyage d'adolescence passé en compagnie de sa femme, maintenant la mère de ses grands enfants, dans les auberges et les vignobles d'Europe et jusqu'en Afrique du Nord. Plus la consultation avançait, plus il se remémorait les événements et répétait combien il était heureux durant ce temps et qu'il aurait toujours voulu y rester. Chaque arrêt du voyage était compté avec une saveur particulière et un vocabulaire riche et choisi; on aurait dit que j'écoutais une leccture d'un roman de l'époque réaliste. Tout ça raconté de façon tellement vraie, profonde, on dirait qu'il respirait à nouveau. J'avais devant moi une carte du monde dans ma tête et je le suivais au gré de ses dires.
Honnêtement, j'ai failli pleurer de joie à la fin de l'entrevue tellement il venait de réaliser quelque chose d'important dans sa vie, tellement j'étais content que ce monsieur, simplement en nous racontant son histoire, se rende compte où il en était maintenant rendu. Ma superviseure m'a dit, après que le patient nous ait quitté, que nous venions d'assister à quelque chose d'exceptionnel, mais elle n'avait pas besoin de le souligner, je le sentais.
Il venait de se retrouver.
Je suis allé manger, plein d'espoir de pouvoir raconter un jour, mes propres périples, à commencer par cette fin de semaine bien entourée à St-John's entre deux meetings, un homard et une danse au son de la musique traditionnelle des Maritimes.
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