30.11.07

Naître le jour du pas-de-pagette

Pour ma première garde en chirurgie il y a deux jours, je suis tombé sur le jour où les pagettes de l'hôpital étaient non-fonctionnelles.

C'est à peu près l'équivalent d'un bombe, d'un feu ou d'un sinistre majeur qui vient déranger le fragile équilibre qui règne entre le personnel de tout l'hôpital... À première vue, ça peut paraître anodin, surtout si vous n'êtes pas familiers avec le milieu hospitalier. Ça se résume à entendre dans tout l'hôpital à chaque deux minutes, précédé d'un CLAC et qui se termine avec un CLIC CLAC du micro qui s'enclenche et se déclenche, des phrases du genre: "Un brancardier au troisième soins, un brancardier au troisième soins" ou surtout, et c'est là que ça devient plus coquace: " La désinfection LOURDE (c'est que la téléphoniste met toujours un accent étrangement fort sur le mot lourde; je ne vous fait pas de dessin) demandée..."

Je me suis dit en voyant une patiente enceinte en travail déambuler dans la cafétéria en attendant l'heure heureuse que ce serait la parfaite journée pour accoucher (OK, je ne pourrai jamais connaître un pareil jour, vu mon anatomie, mais... vous aviez compris). C'est beaucoup plus excitant que d'accoucher le jour de Noël ou le Jour de l'An, imaginez la fierté du petit kid de 5 ans: Moi, je suis né le jour pas-de-pagette.

Ça mérite une mention au calendrier IGA du coin, il faudrait que je les appelle pour leur suggérer. Dernier jeudi de novembre. Chaque année. Pas de BIP_BIIIIIIIP_BIP_BIIIIIIIIP_BIP_BIIIIIIP...

28.11.07

Un jour sans toilettes

Aujourd'hui j'ai été à l'hôpital de 7h00 à 18h30 et je n'ai pas pris le temps d'aller aux toilettes, même sur mon temps de dîner (privilège, car mes résidents n'ont pas eu le temps de dîner, eux...) pour un grand total de 11h30 de rétention urinaire, malgré un café.

Puis après ils se demandent pourquoi les médecins font des lithiases...

25.11.07

Un bête accident

Voici commment la genèse de ce blogue s'est faite:
1) J'ai entendu Bernard Werber parler à Christiane Charette il y a deux semaines, puis il disait de quoi de pas mal: écrire lui permettait d'assouvir des pulsions sexuelles, que le fait d'être lu de par le monde le satisfaisait. Vive Freud. Une nouvelle façon de sublimer ses pulsions, me dis-je intérieurement. Ça s'ajouterait donc à Facebook, mon journal intime barré dans le tiroir sous mon lit et RéseauContact, trois endroits où déjà je m'exhibe comme mécanisme de défense à mes conflits intérieurs...
2) Un stage loin loin de chez soi où les occasions de perdre son temps se décuplent, mais les opportunités rapetissent.
3) Une coloc qui a un blogue.
4) Un autre ami qui a un blogue.
5) Envoyer son char dans le clos comme 100 autres Québécois en redescendant dudit stage et en sortir en parfaite santé et avoir cet éternel ressentiment de ne pas avoir fait les choses que l'on veut faire dans la vie.

Encore une affaire qui va me faire dévier de mon étude.