30.3.09

Écrire

C'est plate que je n'écris plus aussi souvent sur ce blogue. C'est le syndrome de la page blanche qui m'en empêche le plus souvent, mais parfois aussi, la paresse, ou le manque de temps pur et simple.

D'écrire à vous, quelque quoi, 10-15 si je suis chanceux, lecteurs, fait passer mes soirées trop avancées pour avoir l'énergie à étudier, mais pas encore assez pour avoir le goût de me coucher; un peu comme ce soir; fin de chiffre de soir, des gens au travail partaient pour manger au resto, mais sont partis avant que je ne termine moi-même, rien d'aidant pour le sentiment de solitude, une énième nouvelle plate par courriel, pas inattendue, mais plate tout de même, rien que pour remonter le moral un peu plus...

Bref, une de ces soirées où écrire à des inconnus ou des connus, pour leur partager une émotion que je ne peux partager avec mon archet et mon violoncelle vu l'heure tardive de la nuit.

J'ai relu tous mes messages d'ici récemment (lors d'une de ces-dites soirées de syndrome de la page blanche...). Je trouve que mon blogue vieillit mal, je suis de plus en plus nostalgique, j'étale mes états d'âmes. C'était plus le fun au début; jeux de mots plates, mais punchés (comme je les aime !), nouvelles d'actualités ridicules ou ridiculisées, expériences de médecine épatantes.

Et j'écrivais plus souvent! Bah, il faut croire que je deviens moins impresisonnable avec la vie; les mêmes frustrations (vis-à-vis le gouvernement, par exemple), la confidentialité des patients qui m'empêche de partager pleinement mes expériences médicales, le quasi-néant de mes expériences musicales...

D'ailleurs, à chaque fois que je recouds des mains à l'urgence, je me demande; et si c'était moi qui perdait un bout de doigt?
Première pensée: Merde, je suis violoncelliste, ça me prend toute ma mobilité! , et non: Merde, je suis médecin, j'ai besoin de mes mains.
Pourtant, j'ai dû prendre mon cello quoi, 4, 5 fois depuis mon show bénéfice le 4 février, il me semble??

Malgré ma disette, je me définis encore plus par mon violoncelle que par mon stéthoscope.

20.3.09

Mettre un tube entre les cordes vocales...

... d'un chat.

Check.

Il paraît que ça ressemble à la vraie affaire quand on a besoin d'intuber un enfant très malade.

À première vue, vous connaissez beaucoup de métiers où les gens sont formés pour des choses qui n'arriveront qu'une ou deux fois dans leur vie?

Trois jours de formation pour des actions que j'espère ne jamais avoir à faire dans ma vie, pour que quand ça arrive, je n'aie pas besoin de penser et que tout se fasse automatiquement. Le risque que l'émotion vienne obscurer le jugement est beaucoup trop grand, et comme l'émotion n'est pas rationnelle, bien on fait des erreurs et on peut se tromper. Puis quand on se trompe, desfois c'est mauvais.

5.3.09

Ne pas traduire

Ci-joint une nouvelle gogosse; les mots qui me viennent en anglais quand j'essaie d'écrire puis que non, je ne veux pas les traduire, parce que sinon, ça va en changer le sens.

C'est en faisant une magnifique présentation sur la fibrillation auriculaire que j'ai pensé à ça (j'avais évidemment plein de temps à perdre et de matière grise de libre... soupire).

Défier les rythmes circadiens

Le rythme circadien c'est le concept le plus incroyable de l'être humain... et évidemment le moins bien compris par la communauté scientifique. En résumé, il n'y a personne encore qui a compris pourquoi on a besoin de dormir! Le rythme circadien c'est le planificateur de notre sommeil, puis quand on le respecte pas, il nous le fait savoir. Sauf qu'il s'adapte à nous; si on décale notre sommeil, il décalera son cycle aussi... jusqu'à un certain point puis malheureusement, c'est lui qui est le plus fort, quoi que l'on fasse.

On a bien une vague idée de ce qui se passe dans le corps quand on est en carence de sommeil, certains neurotransmetteurs changent, des substances toxiques s'accumulent, on peut avoir des changements cognitifs qui s'apparent à ceux des schizophrènes.

Sauf que personne n'a compris pourquoi quand on dort comme il faut tout ça rentre dans l'ordre ni pourquoi certaines heures sont plus récupératrices que d'autres. C'est un peu tabou même, il y a du monde qui font de la recherche là-dessus, mais rien de bien concluant, malgré tous les cerveaux qui s'y affairent. Pourtant après l'exercice et l'alimentation c'est la chose la plus importante dans l'hygiène de vie que l'on suggère à nos patients et patientes!

En plus, on expérimente à profusion la défiance du rythme circadien en médecine... jour, soir, nuit, 24 heures debout avec repos complet le lendemain... mon rythme doit être aussi compliqué à organiser qu'un REER ces temps-ci...