19.1.09

Papalia avait raison, ou comment ne pas se plaindre quand les choses vont bien dans notre vie

Desfois vraiment, je me demande pourquoi je chiâle dans la vie. J'imagine que c'est pour ça que je n'ai rien écrit depuis presque un mois, parce que je me taisais plutôt que de dire des étourderies.

Si jamais j'en entends un ou une qui a le culot de chiâler sans raison dans les prochains jours (d'ailleurs, si ça peut durer plus longtemps, ça me fera juste plus de bien), je lui dit de manière très très sèche, puis je vais peut-être même me permettre de lui dire bêtement, tiens!

Parce qu'il n'y a rien de plus terrible que ce à quoi j'ai assisté aujourd'hui. Rien. Puis même si ça ne se dit pas complètement ici par confidentialité, ne vous imaginez pas que c'est joyeux. Imaginez plutôt exactement le contraire. En fait, j'avais déjà lu ça dans un livre; un livre qu'on trouvait oh combien stupide à l'époque de la première année en médecine.

Papalia, D. et al., Le développement de la personne, 5ième édition, Éditions Beauchemin, p.524:
"Une femme qui perd son conjoint est une veuve; un enfant qui n'a plus ses parents est un orphelin."

Dire qu'on a déjà ri de cette phrase-là, parce qu'on la trouvait niaiseuse... "GGGEEE, Je suis en médecine, c'est sûr que je sais ça!" Sauf qu'on a oublié de lire la suite...

"Étonnamment, il n'y a pas de terme pour désigner un parent qui a perdu un enfant. C'est comme si le traumatisme était tel qu'il n'y a pas de mot pour le décrire. (...) La mort d'un enfant, peu importe l'âge, devient alors un événement cruel, un choc anormal, un événement prématuré qui, dans le cours normal des choses, ne devrait pas arriver."

Ben, ça arrive. Alors ceux qui se plaignent, pensez-y vraiment et posez-vous les vraies questions:
1) Êtes-vous en vie? J'espère que la réponse est oui, sinon, il y a un problème avec ma section de commentaires.
2) Êtes-vous en santé? Si oui, passez à 3. Sinon, ça dépend. Malheureusement, je ne veux pas m'impliquer dans un conflit de valeurs, alors je vais me censurer ici; mais, la sous-catégorie de gens à qui on a offert de l'aide et qui se plaignent encore, soit vous avez vraiment besoin d'aide, soit passez à 3.
3) Êtes-vous aimé par au moins une personne? Si oui, passez à 4. Sinon, vous avez besoin d'aide.
4) Vous n'avez pas à vous plaindre. Profitez de la vie et agissez autour de vous pour un monde meilleur et que plus de gens se rendent où vous êtes.

Pendant ce temps-là, je vais essayer d'apprécier les soins intensifs. C'est mal parti, mais je ne me plains pas; car je suis en vie, en santé et je suis aimé.

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