30.12.08

Traduire en 2008

Une belle petite trouvaille pour terminer l'année.
J'ai trouvé sur ma boîte de céréales de la semaine... un "Festival de recettes"; c'est la traduction Kellogsienne pour "Party recipes".

Imaginez tout le monde qui se réunit en décembre pour faire des recettes ensemble, ça serait vraiment un gros party dans la cuisine, la farine qui revole, les céréales qui dansent au son de la fan et de la lumière du four, ça flashe les lumières en masse. Je suis sûr que vous ne l'avez jamais vu, mais un brocoli qui fait du headbang puis un céleri qui joue du drum avec les chaudrons, ça attire les foules assez pour qu'on appelle ça un festival!

Fêtez fort, sans cochonneries ni beuveries, on se revoit en 2009.

24.12.08

Fêter

Ouailleuses fêtes et profitez de l'Amour de vos proches plus que tout, c'est ça l'important. Fêtez fort sans abus et revenez en force en 2009!

21.12.08

WTF

(En passant pour les non-nerds des acronymes informatiques, "wtf" veut dire "what the f...")

Sur mon rutilant bolide il n'y a pas beaucoup d'option. Je n'ai donc pas eu le choix que d'avoir ce système de serrure de porte du conducteur qui fait que si ma porte est ouverte, il est impossible de peser sur la pinouche pour barrer ma porte.

Soit. Je dois donc rebarrer ma porte de l'extérieur avec ma clé chaque fois que je sors de ma voiture. Si c'est pour m'éviter de m'embarrer en dehors de mon char quand les clés y sont dedans, ça ne me dérange pas trop.

D'où mon étonnement quand ça m'est arrivé hier soir... Ma première réaction...

WTF!!!

Je cherche toujours comment j'ai pu réussir à faire ça.

20.12.08

Quiz bactéries

Plusieurs d'entre vous auront noté que j'ai un certain intérêt pour les langues (tant au propre qu'au figuré... hmmm, OK, mauvaise blague, encore un double sens sans que je m'en rende compte) et ceux qui me connaissent savent que j'aime les mots compliqués, dont en médecine, le nom des bactéries.

Un de mes favoris m'a même servi parfois pour nommer des avatars dans certains de mes jeux de rôle, puis là cette semaine, miracle: j'ai une patiente qui a cette bactérie-là!!! OK, je m'excuse pour comment ça sonne, mais ça a fait ma journée. La patiente n'est pas en danger à cause de ladite bibitte en passant, alors, d'autant plus que je me donne le droit de me réjouir!

Pour ceux qui veulent la connaître et qui sont en médecine/microbiologie, je vous donne un indice pour la trouver :P Le nom d'espèce et le nom du genre se ressemble, c'est un bâtonnet Gram négatif et ça ressemble à un personnage arthurien. La réponse... quand ça me tentera de vous la donner :P

Bonne chan!

Ça commence à rentrer

10 patients, 2 admissions, 30 minutes d'enseignement (CHAD score et management de la MPOC); entre 9h00 et 17h00.

Enfin ça commence à rentrer.

16.12.08

Sans titrer

Pour refléter un peu mon état, je ne titre pas mon message de ce jour. Il y a des journées comme ça, du moins dans ma vie, où on file seulement sur le neutre. Pas triste, pas complètement heureux. En anglais ils disent "content", que l'on pourrais librement traduire par contenté, et non par content.

Pourtant, à voir des gens beaucoup plus mal en point que moi-même, j'aurais pensé que ce sentiment-là ne reviendrait plus. Je dis ne reviendrait plus, parce que ça faisait une mèche que je ne l'avais pas ressenti. Semble-t-il que l'on peut s'habituer à voir la souffrance et l'anxiété des autres; une bonne vieille carapace émotionnelle pour me parer et voilà, je suis prêt pour avoir l'air professionnel 72 heures/semaine.

Il ne faut jamais rien attendre des autres. On fait notre propre bonheur. C'est tellement vrai. Sauf que desfois, ça tombe sur la tomate. J'ai perdu un ami parce que mes appels ne revenaient plus. J'ai parfois l'impression que ça va arriver avec un autre, parce qu'à chaque fois que l'on fait quelque chose ça vient de moi (avec insistance) depuis au moins trois ans. Je passe sous silence les nombreuses occasions manquées où j'aurai eu beau faire tout ce que je croyais possible pour développer une relation plus profonde, pour vivre parfois l'honnêteté et la résignation, parfois l'hypocrisie et la frustration.

Dans l'attente, on se sent dans le vide. D'où l'absence de réel titre à mon texte. L'appréhension de la chute et l'espoir de l'ascension qui se bataille de jour en jour pour avoir le micro des émotions. Finalement, je l'aurai trouvé en écrivant mon texte, mon état d'âme. La chicane pour le micro, qui me laisse finalement pantois, qui prend toute la place du côté émotionnel. Dans le jour, dans l'action, il passe en-dessous de la carapace. Sauf que le soir, l'attente et l'inaction font baisser le bouclier.

L'attente de mes amis et amies, après quelques années, ça s'apprend, mais c'est encore difficile, et le déménagement dans une nouvelle ville rend ça encore pire. L'attente de quelque chose de plus, je fais ça depuis tellement longtemps, je croyais m'être apprivoisé. Mais quand la carapace des émotions de la journée tombe et que les amis sont loin, tout ce qui te reste à contempler c'est ton conflit intérieur.

Puis ce conflit prend toute la place, soit je suis pris à le regarder se dérouler, ou je m'anesthésie avec de la fiction. Se concentrer sur les tâches réelles sans bouclier devient beaucoup plus difficile et demande une force inimaginable. Puis le côté émotionnel, dans mon cas, ne sera jamais noyé par mon intellect, aussi raisonnable puis-je être selon certains.

Alors j'attends avec ma fiction, mon mécanisme de défense à moi, que mon bouclier revienne le matin venu, le temps que le conflit se résolve, quand je pourrai passer à l'action à nouveau ou que pour une rare fois, quelqu'un d'autre passe à l'action pour moi.

8.12.08

À dans quatre ans

On est pogné avec Charest pendant 4 ans, bon; ça pourrait être pire, on pourrait toujours avoir un parlement qui siège pas à cause d'une dictature... ah non, c'est vrai on est pognés avec ça aussi...

Sauf que grâce à l'ardeur de gens que je n'ai pu joindre, mea culpa, j'ai gagné mon élection. Le parti que j'ai à coeur a enfin un député à l'Assemblée Nationale. Amir je te souhaite bonne chance dans l'arène de requins puis ne t'inquète pas, la prochaine fois, tu ne seras plus seul.

Quatre ans c'est long, bien long. Dans quatre ans, j'aurai deux années de pratique derrière la cravate, probablement moins de dettes, espérons une âme soeur, peut-être une maison, qui sait? J'habiterai probablement dans une autre ville que celle de laquelle j'écris et conduirai assurément une autre voiture que celle qui m'a mené au vote d'aujourd'hui dans le froid. Il y a beaucoup d'eau qui aura coulé sur les ponts.

C'est fou, finalement, je ne pense pas vraiment souvent à l'avenir. Tant de connaissances à apprendre, de dossiers intéressants à gérer à ma fédération, d'heures à passer à penser comment aider les gens le mieux possible, tant au travail qu'en dehors. Il me semble que même Noël c'est loin. Dans le fond, c'est plaisant ne pas trop penser à l'avenir; ça donne un sentiment de sécurité (pas jusqu'à l'insouciance, on s'entend... mettons les choses en perspective) et les événements marquants arrivent beaucoup plus vite quand on n'y pense pas... puis même ils arrivent tout court quand on n'y pense pas. Dans le même sens; où étais-je il y a quatre ans? À Sept-Îles, en stage d'immersion clinique; j'avais une couette de cheveux beaucoup trop grosse et une gastro. Que de souvenirs... jamais je n'aurais pu deviner la vie que je mène actuellement.

Une autre preuve que dans le fond, il faut apprécier ce qu'on a dans le présent et penser juste assez au futur pour ne pas se mettre dans le trouble. Pour le reste, ça ne vaut pas la peine de se faire du sang de canard (c'est ça, me semble l'animal... ou du sang de cochon?, j'ai un doute là...) à attendre que les événements nous fessent dessus.

Il faut vivre dans l'action, dans le présent, avec un but puis des rêves. Pour le reste puis quand tout ça va se réaliser, la vie va s'en charger.

1.12.08

Question de superficie

Un appartement c'est effectivement plus gros qu'une chambre de résidence. Surtout quand il y a du ménage à faire.