17.6.08

Les Islandaises et leur fête

Petit aparté en ce soir de fête nationale islandaise (parce que oui, j'ai été assez chanceux pour tomber sur le 17 juin, fête nationale islandaise, une semaine avant la St-Jean, ça me fera donc deux fêtes nationales en deux semaines!).

Reykjavík prend en fin les airs d'une capitale: tous les gens, de tout âge et de tout acabit sont dans la rue, dans les quelques rues (2) barrées du centre-ville, à manger de la barbe à papa et à déambuler entre les trois scènes de spectalce à ciel ouvert, où se mêlent pop islandaise, rap islandais (vraiment!! en islandais!!), un gars qui dit n'importe quoi sur un fond de musique cheap (en fait, on sait qu'il dit n'importe quoi, parce qu'il a fait une toune en anglais...) et finalement, un genre de crooner avec son petit groupe jazzy, qui doit ben avoir 65 ans, mais qui se démène comme jamais sur scène en nous faisant Rock around de Clock ou une version islandaise de Mambo Italiano. Bref, un délice pour l'oreille! Tout ça, évidemment, à la clarté à 11h00 du soir.

Certains d'entre vous (probablement plus les gars) se demandent peut-être quand est-ce que j'aborde le sujet de mon titre, j'ai nommées, les Islandaises. J'y arrive là, sera pas long.

D'abord, sachez que l'Islande comporte 300 000 habitants, dont 180 000 dans la seule région de la capitale. Imaginez Sherbrooke, capitale d'un pays, l'Estrie. Ils sont si peu que ça.

OK, je viens au point primordial de mon message. Parce qu'en effet, avec la venue de ladite fête, j'ai pu apprécier la gente féminine islandaise.
D'abord, oui il y a beaucoup de blondes et elles sont souvent grandes. Par contre, une bonne proportion ont les cheveux teints, une autre bonne proportion fume et la grande majorité s'habille d'un goût absolument douteux. Exemple: Camisole/chandail noir, petits shorts aux fesses jaunes, LEGGINGS LÉOPARDS serrés en-dessous et souliers pointus style Peter Pan. Vous me direz que dans le fond, l'habillement, c'est superficiel.

En effet.


Mais! Elles se ressemblent toutes ces blondes; d'où peut-être la nécessité de se démarquer avec le style vestimentaire. Mon oeil a beaucoup plus été accroché par les rousses (elles sont dans une classe à part) et, à ma grande surprise, par beaucoup de brunes. LA chose que, cependant, je ne pourrai jamais oublier, ce sont les lucarnes bleues qu'elles ont toutes à la place des yeux. J'avoue que ça, ça dépasse tout esprit d'analyse qui pourrait me rester et les neurones d'une toute autre partie de mon cerveau se mettent à travailler; dans le bout du système limbique...

12.6.08

Destin

J'ai terminé officiellement mes études pré-doctorales de médecine.
C'est le deuxième mouvement de la 5ième symphonie de Beethoven qui m'a réveillé ce matin. Les rôles sont inversés dans le début du mouvement: c'est nous les violoncelles qui ont le thème et les violons qui font les pizz en dessous. Je ne suis pas un fan inconditionnel de Beethoven, je le trouve un peu trop classique par bouts, mais ce mouvement là est vraiment super beau (on connaît beaucoup trop le 1er mouvement et trop peu les deuxième et troisième; que je préfère de loin). En plus, je l'ai joué dans le concert le plus incroyable de ma vie; avec le solo de l'ouverture Guillaume Tell et la Tristesse du Printemps de Sibelius.
Bref; la 5ième de Beethoven est surnommée Destin. Il y a juste une autre pièce qui aurait pu jouer avec cet impact; l'ouverture de la Force du destin de Verdi. Oui, c'est quétaine, mais je dois dire que ça me plaît de savoir que la pièce surnommée Destin joue le matin où je me réveille avec le fait accompli que j'ai terminé mon cours de médecine.

5.6.08

Changer

Étrange sentiment que de savoir que l'on change bientôt de vie.
Changer de ville. Changer de toit (i.e. passer de quelques pieds carrés à un appartement...---coulisse de bave, comme dirait une amie---). Changer de travail, ou en fait, plus exactement avoir un travail, celui que l'on désire en plus. Changer de réseau social, sans vraiment savoir ce qui restera de ce qu'on a acquis comme amitiés, expériences et complicités. Je vais même changer de journal; je suis plus capable de Pratte et ses dossiers-choc sur des sondages qui posent la même maudite question semaine après semaine, je m'en vais encourager quelqu'un d'autre... de toutes façons le hockey est fini, j'ai plus besoin du cahier Sports.
Changer de lit, changer de frigo, changer de vue de fenêtre, changer de petit café où étudier, changer de restos préférés... je pense que vous avez compris le principe, j'arrête ma répétition (c'est une figure de style, quand même; ça valait la peine).
Puis j'ai assez hâte!

3.6.08

Maudite culpabilité

Après une journée de cours de 10 heures moins 45 minutes de dîner, un souper, un rendez-vous avec un planificateur financier et un téléphone à la mère patrie, il se trouve à être rendu 11h00 pm.

Temps de relaxation/loisirs dans la journée? Le temps d'écrire ce message, donc quelque 10 minutes. État actuel de mon cerveau; quelque part entre jello et gruau. Puis je trouve quand même le temps de me sentir coupable (pas excessivement, mais quand même... j'ai un petit examen demain) de ne pas étudier... comme quoi il y a des parties de nous qui nous étonneront toujours.