30.1.08

Publicité

Autant je déteste les publicités à la télévision et au bout du pont Jacques-Cartier, autant je vous en mets une de façon tout à fait subtile dans ce message. J'ai au moins le mérite d'être du programme... mais juste la conception du site vaut le coup!

www.westsidestory08.com

... et de pouvoir continuer à vivre un peu de musique avant que la résidence ne commence. Cela dit pour ceux qui connaissent un peu la musique; cette partition est tout à fait renversante; c'est la première fois que je vois des mesures en 6/8 + 3/4, en plus d'autant de syncopes dans une partition!

D'ailleurs, petite anecdote sur le mot syncope qui tombe bien: en musique, ça désigne une note ou un accent qui tombe à côté du temps; en médecine, ça désigne quelqu'un qui tombe sans connaissance.

24.1.08

Un nouveau PPP

Pendant que plein de choses se passent dans notre système de santé, je lis sur le traitement et les complications des traitements pour les hémorroïdes, sujet de qualité chirurgicale s'il en est un, et je trouve une nouvelle signification à l'acronyme PPP: "Persistent postdefecation pain".

Ce serait un des effets indésirables qui arrivent parfois lorsqu'on utilise ce magnifique appareil, dont j'ai fait la découverte de l'existence dans le même texte: un "intraluminal circular stapling device".

Je vous laisse vous-même vous faire une image mentale.

L'art d'essayer de comprendre ce qui se passe

J'étais présent au Colloque médical étudiant du Québec de samedi dernier lorsque M. Michel Venne a déclenché la vague de discussions sur le rapport Castonguay. M. Venne a débuté sa conférence en mentionnant qu'il ne pouvait se prononcer sur le contenu même du rapport, pour la simple et bonne raison que ce-dernier n'avait pas été déposé, malgré qu'il aurait dû l'avoir été à la mi-décembre initialement.

S'ensuivit un bon quarante-cinq minutes de paroles vagues et fleuves sur les intentions formelles du groupe de travail à encadrer la participation du privé à notre système de santé et comment il faudrait seulement garder le privé comme ressource au service du système public, et non pas nécessairement comment donner des ailes au privé.

J'ai beaucoup de misère à ne pas douter de ce fait. Avec le seul exemple de la clinique Rockland MD à Montréal, où le ministre semble vouloir continuer à aller de l'avant avec une ardeur digne de commandites et lobbying cachés derrière tout ça malgré une myriade de problèmes qui y surviennent déjà, moins d'un an après son entrée en fonction.

Surtout qu'à ce même colloque étudiant, on apprenait dans la matinée, avant que M. Venne ne passe, par la bouche de Dr Pierre-François Gladu, président de l'Association des Jeunes Médecins du Québec, qu'il y a plus (+) de médecins par tête au Québec que partout ailleurs au Canada et qu'on ne réussit qu'à avoir le dernier rang au pays dans la couverture de soins de première ligne, à cause d'une pléiade de contraintes administratives forçant les médecins de famille à soit pallier au manque de spécialiste en faisant de la deuxième ligne en région ou alors en forçant les médecins finissants à faire des tâches autres que de la prise en charge (donc de prévention; qui est mère d'une meilleure santé ET DE COÛTS PLUS BAS selon plusieurs études). Il nous a aussi, en aparté, parlé de solutions concrètes que l'Association qu'il représente proposent, qui respecte complètement le système public en ne faisant que réorganiser les tâches au sein des médecins de famille.

Ce n'est pas évident de bien se renseigner. Bien souvent, en clinique, chaque patron y va de son envolée sur combien il doit payer pour si, ou combien il est payé pour ça, etc, etc. Avoir le portrait global de ce qui se passe vraiment est déjà difficile, encore faut-il renouveler nos connaissances, car c'est en allant à un colloque comme ça que j'en ai appris sur ce qui se passe vraiment dans les rouages du système de la santé. Pour le moment, ce sont toujours mes valeurs et certains bons arguments en faveur de mettre le privé en-dessous du tapis qui l'emportent et que Mario Dumont et autres pourfendeurs du système actuel se ravisent; il ne suffit pas de prouver que le système de santé actuel a des défauts pour qu'obligatoirement le public soit perçu comme incapable. C'est seulement que le privé a ça de beau: ceux qui ont de l'argent sont effectivement mieux soignés et plus vites; mais les autres, on les enlève des statistiques, alors les statistiques sont belles, mais les gens ne sont pas soignés.

Rester critique et bien se renseigner. C'est la clé pour s'y retrouver. Malheureusement, on n'a pas toujours le temps pour le faire.

21.1.08

17.1.08

Des gens en deuil

Je n'écoute pas souvent les nouvelles; je n'ai comme télévision que celle qui est comune à tous dans mes charmantes résidences étudiantes et qui me sert principalement à écouter le CH et des Dividis (dit à la Newbie pour les besoins de la cause). Cependant, comme je suis présentement en stage, il se trouve que j'aie accès à ce terrifique média et que je l'utilise faute de journal pour accompagner mes mèches couettées matinales.

Terrifique, mais même terrifiant, car j'ai pu y entendre les entrevues avec les gens de Bathurst. D'habitude lorsque des reporters sondent les gens des communautés qui souffrent de la perte récente de confrères, on voit un voisin qui donnne son opinion; le classique "on ne s'y attendait pas, c'était une bien bonne famille".
Sauf que cette fin de semaine, c'était ahurissant de voir tous les gens se faisant interviewer (il me semble qu'ils ont francisé ce verbe-là...) un après l'autre et ne pas être capable d'aligner un mot devant l'autre tellement l'émotion était forte. Sérieusement, je ne me rappelle pas avoir vu ça souvent et sourtout je ne me rappelle pas avoir ressenti autant un drame via un écran cathodique.
J'ai même cru percevoir un petit noeud dans ma gorge, probablement un petit spasme laryngé secondaire à un influx nerveux bien placé de mon système limbique...

L'utile Facebook

Pour tous ceux qui croyaient que Facebook ne servait qu'à:
1) Perdre du temps,
2) Avoir des relations interpersonnelles aussi pertinentes qu'une émission de 110% ou
3) Voir la pub sur le côté gauche de l'écran qui nous invite à contacter des membres de la gente féminine de façon toujours très subtile,
eh bien, détrompez-vous!
Je me suis fait contacter via Facebook par un total inconnu qui recherchait un violoncelliste pour faire un show et cela 100% via Facebook. On dira ce qu'on voudra, mais je vais avoir une occasion de jouer de la musique avec d'autres gens en personne grâce à cet merveilleux utilitaire.

Il ne me reste plus qu'à me faire tatouer le logo de Facebook sur l'omoplate droite pour fêter ça.

11.1.08

L'ouverture - part 2: le sein

Si vous vous souvenez, en décembre, j'ai fait un trou dans un crâne.
Eh bien, aujourd'hui, j'ai aidé à ouvrir, puis enlever un sein. C'est vraiment bizarre. En fait, c'est plutôt simple, ce n'est que du gras avec quelques tissus fibreux pour maintenir les glandes et canaux lactifères en place. La chirugienne, à la blague, (et en d'autres mots) a lancé que ça n'avait pas de bon sens que nous, les gars, trippions sur des boules de gras.

Pensez-y, c'est tout à fait remarquable que la nature nous (i.e. tout le monde qui est attiré par une paire de seins, je ne voudrais pas exclure personne, d'un coup que quelqu'un se sentirait visé...) donne une plus ou moins grande réponse chimio-physiologique par le simple fait de toucher, regarder ou même s'imaginer une masse de gras !

7.1.08

Val d'Or jour 2

Eh oui, je croyais que le Lac St-Jean était loin de chez nous. Hahah... haa.. ha. Quelle bonne blague.
Eh oui, je croyais que la chirurgie pourrait m'intéresser. Bon j'en ai fait une seule journée à date, alors je ne vais pas en rire tout de suite, on s'en reparle dans deux semaines alors que je serai plus habitué à l'endroit et aux patrons. J'ai quand même eu assez d'exposition avec mes gardes le mois passé pour en dire ceci:

À tous ceux qui pensent que Grey's Anatomy contient un peu de réalité, je fais cette comparaison: Grey's Anatomy est à la chirurgie ce que Les Feux de l'Amour est aux relations interpersonnelles; l'inspiration principale en est tellement modifiée qu'elle ne représente plus du tout ce qui se passe dans la vraie vie!

Conduire ou ne pas conduire

Après l'épreuve qu'a été de se déplacer de Sherbrooke à Val d'Or avec mon rutilant bolide, que j'ai baptisé "Pwn" durant le voyage, voici un résumé de mes arguments dans un débat faisant toujours rage dans ma tête:

Conduire:

Pour:
- Avoir la liberté de se déplacer sans demander son dû à personne
- Raccourcir le temps passé dans un véhicule sur roues entre deux villes distantes
- Avoir le temps de revenir chercher quelque chose si on l'a oublié
- Donner des lifts à d'autres gens qui n'ont pas le dilemme de la présente chronique, car ils ne possèdent pas de véhicule.
- Particulièrement si "d'autres gens" dans l'argument ci-haut est une jolie et gentille personne du sexe opposé avec qui un rendez-vous a été convenu.

Contre:
- Déneiger son char l'hiver
- Posséder un trou sans fond (money sink, il n'y a pas de traduction aussi adéquate)
- Se stationner
- Particulièrement à Montréal
- Particulièrement si tu pognes un ticket de stationnement
- Se faire coller dans le derrière et klaxonner et aveugler par des hautes même si on roule déjà à 130% de la vitesse permise
- Stresser sur la route de façon proportionnelle au temps qu'on passe sur ladite route
- Voir son voyant moteur s'allumer alors qu'il ne se passe rien et que ton char n'a pas encore 20 000 kilomètres de vie, augmentant encore plus l'argument ci-haut.
- Être pris dans le trafic le dimanche midi sur le pont de la 15 à Montréal, alors que tu fais Sherbrooke - Val d'Or puis que tu n'as pas le goût de rajouter une heure aux 8 déjà nécessaires.
- Polluer
- Être pertinemment au courant que les gens de ton groupe d'âge (18 à 35 ans) meurent plus des traumas de la route que de toute autre entité au Québec et que donc, c'est la meilleure façon de prendre le risque de mourir.

Contre > Pour

2.1.08

Une tempête! Cachez-vous!

Je ne sais pas si ce n'est que moi, mais il me semble que c'est un peu étrange qu'on s'étonne et que l'on fasse tout un plat d'une chute de neige de 30 centimètres au mois de janvier dans la région de Montréal. Il me semble que ça fait un bon bout qu'on habite au Québec, on devrait être habitués aux tempêtes de neige!! Eh non, la une dans tous les bulletins de nouvelles et dans tous les journaux, c'est la tempête de neige.

C'est probablement juste le petit gars de 9 ans qui allait jouer en habit de neige cachant un pyjama juste avant de se coucher en plein milieu de semaine qui sommeille en moi qui trouve ça normal que de la neige tombe à notre latitude deux semaines après le solstice d'hiver.

Oh, en passant, bonne année 2008 pleine de tout ce que vous voulez!