Pour refléter un peu mon état, je ne titre pas mon message de ce jour. Il y a des journées comme ça, du moins dans ma vie, où on file seulement sur le neutre. Pas triste, pas complètement heureux. En anglais ils disent "content", que l'on pourrais librement traduire par contenté, et non par content.
Pourtant, à voir des gens beaucoup plus mal en point que moi-même, j'aurais pensé que ce sentiment-là ne reviendrait plus. Je dis ne reviendrait plus, parce que ça faisait une mèche que je ne l'avais pas ressenti. Semble-t-il que l'on peut s'habituer à voir la souffrance et l'anxiété des autres; une bonne vieille carapace émotionnelle pour me parer et voilà, je suis prêt pour avoir l'air professionnel 72 heures/semaine.
Il ne faut jamais rien attendre des autres. On fait notre propre bonheur. C'est tellement vrai. Sauf que desfois, ça tombe sur la tomate. J'ai perdu un ami parce que mes appels ne revenaient plus. J'ai parfois l'impression que ça va arriver avec un autre, parce qu'à chaque fois que l'on fait quelque chose ça vient de moi (avec insistance) depuis au moins trois ans. Je passe sous silence les nombreuses occasions manquées où j'aurai eu beau faire tout ce que je croyais possible pour développer une relation plus profonde, pour vivre parfois l'honnêteté et la résignation, parfois l'hypocrisie et la frustration.
Dans l'attente, on se sent dans le vide. D'où l'absence de réel titre à mon texte. L'appréhension de la chute et l'espoir de l'ascension qui se bataille de jour en jour pour avoir le micro des émotions. Finalement, je l'aurai trouvé en écrivant mon texte, mon état d'âme. La chicane pour le micro, qui me laisse finalement pantois, qui prend toute la place du côté émotionnel. Dans le jour, dans l'action, il passe en-dessous de la carapace. Sauf que le soir, l'attente et l'inaction font baisser le bouclier.
L'attente de mes amis et amies, après quelques années, ça s'apprend, mais c'est encore difficile, et le déménagement dans une nouvelle ville rend ça encore pire. L'attente de quelque chose de plus, je fais ça depuis tellement longtemps, je croyais m'être apprivoisé. Mais quand la carapace des émotions de la journée tombe et que les amis sont loin, tout ce qui te reste à contempler c'est ton conflit intérieur.
Puis ce conflit prend toute la place, soit je suis pris à le regarder se dérouler, ou je m'anesthésie avec de la fiction. Se concentrer sur les tâches réelles sans bouclier devient beaucoup plus difficile et demande une force inimaginable. Puis le côté émotionnel, dans mon cas, ne sera jamais noyé par mon intellect, aussi raisonnable puis-je être selon certains.
Alors j'attends avec ma fiction, mon mécanisme de défense à moi, que mon bouclier revienne le matin venu, le temps que le conflit se résolve, quand je pourrai passer à l'action à nouveau ou que pour une rare fois, quelqu'un d'autre passe à l'action pour moi.
16.12.08
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1 commentaire:
Salut Bass...
J'ai eu ton message... J'ai eu une semaine chargée et je pars pour Tremblant... et je ne suis pas chez moi souvent... Je serai là le 22 et 23 comme je travaille, mais je vais sûrement acheter mes cadeaux de Noël dans tous mes temps libres et les emballer (j'ai rien fait encore! je capote!)... Tk, là je suis pas là mais j'ai pensé à toi aujourd'hui... je travaillais et une maman enceinte m'a dit que si elle avait un petit gars, elle l'appellerais Bastien!!! Nice!!!
Tk, je travaille le 28, 29 et 1er janvier... puis je recommence le 5 janvier!!!
et je serai à Drummond! Bref, on devrait se voir plus!!!
Gros calin!
-xxx-
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