On est pogné avec Charest pendant 4 ans, bon; ça pourrait être pire, on pourrait toujours avoir un parlement qui siège pas à cause d'une dictature... ah non, c'est vrai on est pognés avec ça aussi...
Sauf que grâce à l'ardeur de gens que je n'ai pu joindre, mea culpa, j'ai gagné mon élection. Le parti que j'ai à coeur a enfin un député à l'Assemblée Nationale. Amir je te souhaite bonne chance dans l'arène de requins puis ne t'inquète pas, la prochaine fois, tu ne seras plus seul.
Quatre ans c'est long, bien long. Dans quatre ans, j'aurai deux années de pratique derrière la cravate, probablement moins de dettes, espérons une âme soeur, peut-être une maison, qui sait? J'habiterai probablement dans une autre ville que celle de laquelle j'écris et conduirai assurément une autre voiture que celle qui m'a mené au vote d'aujourd'hui dans le froid. Il y a beaucoup d'eau qui aura coulé sur les ponts.
C'est fou, finalement, je ne pense pas vraiment souvent à l'avenir. Tant de connaissances à apprendre, de dossiers intéressants à gérer à ma fédération, d'heures à passer à penser comment aider les gens le mieux possible, tant au travail qu'en dehors. Il me semble que même Noël c'est loin. Dans le fond, c'est plaisant ne pas trop penser à l'avenir; ça donne un sentiment de sécurité (pas jusqu'à l'insouciance, on s'entend... mettons les choses en perspective) et les événements marquants arrivent beaucoup plus vite quand on n'y pense pas... puis même ils arrivent tout court quand on n'y pense pas. Dans le même sens; où étais-je il y a quatre ans? À Sept-Îles, en stage d'immersion clinique; j'avais une couette de cheveux beaucoup trop grosse et une gastro. Que de souvenirs... jamais je n'aurais pu deviner la vie que je mène actuellement.
Une autre preuve que dans le fond, il faut apprécier ce qu'on a dans le présent et penser juste assez au futur pour ne pas se mettre dans le trouble. Pour le reste, ça ne vaut pas la peine de se faire du sang de canard (c'est ça, me semble l'animal... ou du sang de cochon?, j'ai un doute là...) à attendre que les événements nous fessent dessus.
Il faut vivre dans l'action, dans le présent, avec un but puis des rêves. Pour le reste puis quand tout ça va se réaliser, la vie va s'en charger.
8.12.08
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