26.7.08

Réflexion post-premier mois

Bon. Post-mortem du premier mois, qui termine demain.

J'arrivais à la résidence sans beaucoup de stress. Même que c'en était un peu déconcertant, de voir tous mes amis autour devenir tachycardes juste à l'idée d'avoir à être appelé sur une garde ou de prescrire des opiacés. Pour ma part, je me disais, bah! Je viens d'étudier comme un mongol pendant deux mois, ça devrait bien aller. En plus, je déménage dans une nouvelle ville, nouvel environnement qui va être stimulant.

Disons que j'avais mal évalué certaines données de l'équation.

Au début du mois, le sourire que je croyais avoir est bel et bien venu. Il a rapidement (ie. après une journée de clinique) été remplacé par ces deux constats:
1) Câline que je suis rouillé!
2) Câline (ouf, utilisation à outrance aujourd'hui...) que c'est dûr!!!
Suite à ces deux constats ma foi éloquents, mon absence de stress s'est enfuite et, sans toutefois devenir tachycarde, du moins, je me suis rendu compte que je me donnais beaucoup de pression à être compétent là, tout de suite. Comme si avoir M.D. après son nom voulait dire "Maintenant Dieu" (quoique certaines personnes...).

Parallèlement ça, je voulais évidemment être bien installé dans un nouveau logement de façon tout aussi rapide et efficace. Deuxième erreur. Récurer un plancher après une journée de travail puis prendre ta douche quand elle est en rénovations, ça ne se fait pas.

Alors, je me rassis et inspirai (maudit que j'aime ça le passé simple) quelques bouffées d'air, chocolaté par moments ici à St-Hyacinthe. J'ai pris mon mal en patience et tranquillement pas vite, mon appartement évolue, mais je ne m'en fais plus pour tous les détails qui ne sont pas faits.

Le problème primaire au travail (justement, la grosse différence entre avant juillet et maintenant est ma rémunération; mes compétences sont les mêmes) ne se résout pas aussi facilement, malheureusement. Cette semaine encore je voulais faire plus que ce que j'étais en mesure de faire, et tentant cela, je faisais moins bien des actes et comportements que j'avais déjà maîtrisés par le passé. Puis il n'y a rien de pire que savoir comment faire et ne pas le faire, peu importe la raison.

Aujourd'hui, j'ai mieux pris mon temps. Même, j'ai peut-être seulement changé de mentalité face à mes agissements. Le premier qui y gagne, c'est moi. Je me sens outrageusement mieux que les autres jours de la semaine, et pourtant ma charge a été similaire. Similairement moindre que l'objectif que je me suis fixé. Par le fait même, tiens donc; mon IVRS (ça veut dire rhume en français) qui a commencé avec mon stress du début de semaine s'améliore. Quelle surprise.

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