J'ai lu déjà par trois fois des articles dans les médias, dont une lettre de lecteur, qui, contrairement au mouvement qui prêche les vertus positives du fait que le Canadien soit en séries, trouvent que la frénésie qui l'entoure est totalement inacceptable voire barbare.
Comme si on ne pouvait se laisser entraîner dans un effet de masse visant à oublier un tant soit peu nos petits bobos et malaises de tous les jours sans perdre totalement la raison et devenir automatiquement des futurs casseurs de vitrine une fois la fin des séries arrivée; peu en importe le résultat.
J'admets moi-même que faire les 10 premières pages du cahier A de la Presse, c'est exagéré, surtout avec ce qui se passe en Haïti et au Zimbabwe. Sauf que cet argument-là cadre dans un portrait plus large de la dégradation constante de la qualité du contenu Pressien, qui nous submerge de plus en plus d'histoires et de reportages d'une douteuse utilité et qui nous analyse des sondages faits à 2 semaines d'intervalle provenant d'un échantillon de 0.003703% de la population canadienne... mais ce n'est pas mon point principal aujourd'hui.
Moi, le hockey, j'aime ça. Pourquoi j'aime ça? Allez donc savoir? Vous qui chiâlez sur l'engouement des fans, qu'est-ce que vous aimez dans la vie, hein? Le vélo, le caviar, l'échangisme, lire du Fontainebleau ? Fine, c'est comme vous voulez; si jamais il y avait soudainement un engouement massif pour une équipe cycliste québécoise formé de, disons, 4 européens (2 russes, un suisse et un finlandais, METTONS), 2 canadiens dont 1 québécois et d'un américain; mais le cyclisme, vous aimez vraiment ça... pas sûr que vous vous retiendriez pour faire la fête s'ils gagnaient.
Ce qu'on aime dans la vie, est le fruit de notre éducation et de notre enfance. Je vous souhaite bonne chance à tous ceux qui essaient de se dire du jour au lendemain: "Je ne fais plus ça, ça me fait perdre du temps, puis dans le fond, je n'en retire pas grand chose (ce qui est un peu le cas avec le CH; c'est vrai que mon QI n'enfle pas en voyant Kostopoulos rentrer dans les Bruins)". On aime ce qu'on aime, puis c'est de même. Puis se battre contre ça, c'est un peu se renier soi-même; est-ce vraiment mieux que de crier à tue-tête dans son salon: "OSTI, REF PÉNALITÉ!''
13.4.08
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