Bizarrement, je ne vous avais pas encore parlé d'un des plus grands choix par lesquels mes collègues de classe et moi-même sommes confrontés ces derniers temps et j'ai nommé notre choix de résidence (i.e. spécialité/médecine de famille ainsi que l'endroit où la faire).
On va avoir notre MD, soit. On va travailler en moyenne 72 heures par semaine selon les dernières statistiques. Ce choix déterminera donc comment et où on les travaillera, en plus de déterminer ce que l'on sera plus tard.
Le plus grand problème de ce choix est qu'on le contrôle très très peu.
On choisit où on APPLIQUE. Ensuite, les programmes font aussi leurs choix de candidats. Dans mon premier choix, l'UMF (Unité de médecine familiale) de Charles-Lemoyne, 136 finissants ont postulé. Il y a 14 postes.
Aujourd'hui était le dernier jour pour dresser la liste de nos choix. Certains de mes collègues, un en particulier, ont choisi aujourd'hui leur spécialité; s'ils voulaient devenir psychiatre ou médecin interne, hésitant jusqu'à la dernière minute ou presque. Heureusement, je n'ai pas le dilemme que plusieurs ont; je veux être médecin de famille, et ça ne changera pas de sitôt.
Le suspense dure 7 jours. Dans 7 jours, quelque 90% des gens de ma classe sauront où et comment ils passeront les 2 à 5 prochaines années de leur vie et quelle sorte de médecin ils seront. Dans 7 jours, une autre charnière tournera sur ses gonds, un autre pan de ma vie me sera dévoilé. Depuis aujourd'hui, je ne contrôle plus rien, mes choix sont faits, les jeux sont faits, les dés sont pipés, name it; ma destination dépendra des choix des 600 quelques autres personnes au Québec et même plus venant d'ailleurs qui appliquent en même temps que moi.
C'est un peu comme dans la Matrice. Choisir doit être une des choses qui nous rend le plus notre appartenance au genre humain. C'est nos choix et ceux des autres qui forgent notre vie. Sauf qu'on contrôle juste les nôtres, alors on se stresse en masse pour les faire comme du monde.
Amen.
28.2.08
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire