Ça faisait longtemps que j'avais compté les dodos. Quand je croyais encore au Père Noël, c'était probablement une des activités que j'aimais le plus. L'attente du moment ultime où hourra! c'est Noël et qu'on peut développer ses cadeaux, manger un bon gros déjeûner, sauter dans le lits de ses parents, s'emmitoufler, faire la grasse matinée, ne pas penser à rien, ne plus avoir de responsabilités, bref être un enfant à Noël.
Aujourd'hui à 3 reprises de trois personnes différentes je me suis fait dire : "Il reste seulement 1 dodo!" C'est vrai qu'avec toute cette neige, l'ambiance ressemble étrangement aux hivers dont je me rappelle à aller jouer en pyjama en-dessous de mon habit de neige ("ma soute" diront les gens du Lac), qui correspondent au "bon vieux temps" mentionné ci-haut. 1 dodo avant de me préparer à fêter Noël, faire la grasse matinée, acheter les cadeaux, préparer les partys, bref, être aussi hyperactif que dans l'année, mais arrêter un moment de penser au diagnostic différentiel des parésies des membres inférieurs et des traitements des hémorragies sous-arachnoïdiennes et de tourner des patients dans une discipline extrêmement intéressante, mais beaucoup trop demandante et éprouvante émotionnellement pour mon inconscient.
1 dodo avant de me permettre un bref retour à l'enfance avant de replonger de plus belle dans la vie adulte une fois janvier venu.
20.12.07
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